Les conseils de l’équipe
- Pas de visa nécessaire : Les ressortissants français, belges et suisses entrent en Albanie sans visa. Juste un passeport valide, et c’est parti.
- Payez en lek albanais : Les euros sont acceptés dans les zones touristiques, mais vous obtiendrez de meilleurs prix en payant en lek (ALL). Les distributeurs sont partout à Tirana.
- Préparez-vous à la route : Les grands axes sont en bon état, mais les routes secondaires vers les plus beaux spots demandent un véhicule adapté. Un SUV, c’est vraiment conseillé.
- Partez en juillet-août : C’est la saison idéale — mer chaude (26°C), météo stable, toutes les routes ouvertes, et l’ambiance à son meilleur.
- Cuisinez et mangez local : L’Albanie est l’un des pays les moins chers d’Europe. Un repas dans un restaurant local coûte 4–8 € par personne. Profitez-en.
Voyage en Albanie : le pays que tout le monde découvre enfin
L’Albanie, c’est ce pays que vous avez entendu mentionner de plus en plus souvent ces dernières années. Et pour cause. Des plages aux eaux turquoise dignes de la Grèce, des montagnes sauvages, des villes ottomanes classées UNESCO, une cuisine généreuse, des habitants chaleureux — et des prix qui font encore sourire. Le tout à deux ou trois heures de vol de Paris.
Ce pays des Balkans est resté longtemps en dehors des circuits touristiques classiques, ce qui lui a permis de garder quelque chose que ses voisins ont parfois perdu : l’authenticité. Les villages de montagne n’ont pas changé depuis des décennies. Les plages du sud n’ont pas encore été transformées en complexes hôteliers. Et les Albanais gardent cette fierté tranquille de vous montrer leur pays.
Voici tout ce qu’il faut savoir pour préparer un voyage en Albanie qui sort de l’ordinaire.
Pourquoi choisir l’Albanie pour votre prochain voyage ?
Le rapport qualité-prix est difficile à battre
L’Albanie est l’un des pays les moins chers d’Europe. Comptez 4–8 € pour un repas dans un bon restaurant local, 1–2 € pour un café, et des hébergements qui coûtent deux à trois fois moins cher qu’en Grèce ou en Croatie voisines. Pour un road trip, c’est une destination où votre budget va vraiment loin.
Les paysages sont incroyablement variés
En une semaine, vous pouvez passer des plages de la Riviera albanaise aux sommets des Alpes albanaises, des ruines antiques d’Apollonia aux bazars ottomans de Gjirokastër. Peu de pays offrent une telle diversité sur un si petit territoire — l’Albanie fait à peine deux fois la Belgique.
C’est encore (relativement) préservé
La Riviera albanaise commence à se faire connaître, mais le reste du pays reste largement hors des sentiers battus. Les vallées du Vjosa, les villages de Permet, les sources de Benjë… tout ça, vous ne le partagerez pas avec des hordes de touristes. Pour l’instant.
Les incontournables d’un circuit en Albanie
Berat, la ville aux mille fenêtres
Imaginez une colline couverte de maisons ottomanes blanches, leurs façades percées de rangées de fenêtres qui reflètent le soleil. C’est Berat. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, c’est l’une des plus belles villes des Balkans — et pourtant, elle reste bien moins fréquentée que Dubrovnik ou Mostar.
Le château perché domine la ville depuis le 4e siècle. Des familles y vivent encore, ce qui crée cette atmosphère unique où l’histoire et la vie quotidienne se mélangent naturellement. La balade dans les quartiers de Mangalem et Gorica, reliés par leur vieux pont de pierre, s’impose.
Apollonia, deux millénaires d’histoire
À quelques kilomètres de la côte, les ruines d’Apollonia émergent de la végétation méditerranéenne. Cette ancienne cité grecque fondée au 6e siècle avant J.-C. était l’une des plus importantes de la région — Jules César y envoya son neveu Octave (le futur Auguste) étudier. Aujourd’hui, son théâtre et ses temples restent remarquablement bien conservés, et le site est presque toujours calme.
Le col de Llogara et la Riviera albanaise
La route qui descend vers la mer depuis le col de Llogara est l’une des plus spectaculaires d’Europe. À plus de 1 000 m d’altitude, les virages se succèdent en révélant des panoramas sur la mer Ionienne à couper le souffle. Puis la descente vers la Riviera : Dhërmi, Himara, Porto Palermo et ses plages cachées au pied d’un château ottoman.
La plage de Gjipe est le spot secret par excellence. Accessible uniquement à pied après 45 minutes de marche dans un canyon, ses eaux turquoise et son isolement la rendent inoubliable.
Ksamil et les îles
Ksamil, c’est l’Albanie version carte postale. Trois petites îles à quelques centaines de mètres du rivage, une eau turquoise transparente, du sable blanc. C’est la destination la plus touristique du pays en été, et ça se voit — mais la beauté des lieux justifie quand même l’étape. L’idéal est d’y passer une matinée tôt avant la foule, et de continuer vers Butrint l’après-midi.
Butrint, l’UNESCO au bord de l’eau
À quelques kilomètres de Ksamil, le site archéologique de Butrint s’étend dans une forêt au bord d’une lagune. Grecs, Romains, Byzantins, Vénitiens… chaque civilisation y a laissé ses traces. Le théâtre romain, les remparts vénitiens, les mosaïques paléochrétiennes — tout ça dans un cadre naturel exceptionnel. L’un des meilleurs sites archéologiques des Balkans, et l’un des moins connus.
L’Œil Bleu (Blue Eye)
Quelques kilomètres au nord de Saranda, une source d’eau douce jaillit du sol dans un tourbillon bleu électrique. L’eau y est si claire et si froide (11°C toute l’année) qu’elle semble venir d’ailleurs. Une étape rapide mais qui marque vraiment.
Gjirokastër, la ville de pierre
Perchée sur une crête rocheuse, Gjirokastër est l’autre grande ville ottomane classée UNESCO. Ses maisons en pierre grise aux toits d’ardoise s’empilent sur la colline comme un décor de film. Le château domine tout depuis les hauteurs, avec vue sur toute la vallée du Drino. C’est aussi la ville natale d’Enver Hoxha, l’ancien dictateur albanais — son histoire récente est partout dans les rues, visible dans les centaines de bunkers qui parsèment encore le paysage.
Faire un circuit en Albanie : pourquoi le road trip s’impose
L’Albanie se prête parfaitement au road trip. Les distances sont courtes — moins de 500 km séparent Tirana de Gjirokastër — et chaque journée vous amène vers un paysage complètement différent. Un circuit d’une semaine dans le sud suffit pour couvrir les grands incontournables : Berat, la côte Adriatique, la Riviera ionienne, Ksamil, Gjirokastër.
Le vrai avantage du road trip, c’est la flexibilité. Vous repérez une plage depuis la route ? Vous vous arrêtez. Un village vous fait de l’œil ? Vous prenez le temps. L’Albanie récompense ceux qui s’arrêtent là où personne ne s’arrête.
Avec Albania Nomads, votre SUV avec tente de toit vous donne exactement cette liberté : vous dormez au plus près des paysages, vous adaptez votre journée à votre rythme, et vous avez un carnet de route détaillé pour ne pas passer à côté des meilleurs spots.
La cuisine albanaise : une belle surprise
La cuisine albanaise est l’une des grandes découvertes du voyage. Elle mêle influences méditerranéenne, ottomane et balkanique pour un résultat généreux et savoureux.
Le byrek (feuilleté farci au fromage ou à la viande) est le snack national — quelques centimes à chaque coin de rue. La tavë kosi, un gratin d’agneau au yaourt et aux œufs, est le plat traditionnel par excellence. Le fërgësë, une préparation de poivrons, tomates et fromage fondu, accompagne presque tout.
Sur la côte, les fruits de mer sont frais, abondants et à des prix qui feraient rougir n’importe quel restaurant méditerranéen. Un plateau de fruits de mer pour deux : comptez 15–25 €. Et le café albanais — petit, fort, servi chaud dans un minuscule verre — les Albanais en boivent tout au long de la journée, et les terrasses sont le cœur social de chaque village.
Quand partir en Albanie ?
Albania Nomads propose ses circuits de juin à septembre, et ce n’est pas un hasard. C’est la période idéale pour profiter de la côte : mer à 26°C, soleil garanti, et toutes les routes accessibles.
Si vous préférez éviter la chaleur intense (jusqu’à 35–38°C sur la côte), juin et septembre sont d’excellentes alternatives pour un voyage en autonomie — moins de monde, températures plus douces, et les paysages sont tout aussi beaux. Évitez l’hiver pour un premier voyage : certaines routes de montagne sont fermées, et de nombreux établissements côtiers ferment leurs portes.
Informations pratiques
Formalités : Pas de visa pour les ressortissants de l’UE, de Suisse et du Canada. Un passeport valide suffit.
Monnaie : Le lek albanais (ALL). 1 € ≈ 100 ALL. Les euros sont acceptés dans les zones touristiques, mais payez en lek pour obtenir les meilleurs prix.
Langue : L’albanais est la langue officielle. L’anglais est parlé par la plupart des jeunes, l’italien est souvent compris sur la côte.
Sécurité : L’Albanie est un pays sûr pour les voyageurs. Le concept de besa — la parole donnée, l’honneur de l’hôte — est ancré dans la culture albanaise. Vous serez souvent surpris par la générosité spontanée des gens que vous croisez.
Réseau mobile : La couverture 4G est bonne dans les villes et sur les grands axes. Dans les vallées reculées, attendez-vous à perdre le signal — ce qui, quelque part, fait partie du charme.
L’Albanie, résumé en une phrase
C’est la Grèce d’il y a 20 ans : une côte magnifique, une histoire millénaire, une cuisine délicieuse, des habitants accueillants — et des prix qui permettent à tout le monde d’en profiter vraiment. Faites-en partie avant que tout le monde le découvre.